La loi japonaise assouplit les règles pour les voitures auto-pilotées

Coincé dans la circulation sur une autoroute japonaise ? Si vous êtes dans une voiture auto-portée, vous pourrez peut-être vous détendre avec un sandwich et vérifier votre téléphone en vertu de la nouvelle législation en vigueur dans le pays.

La loi, adoptée mardi et publiée sur le site Internet de la Chambre basse, entrera en vigueur l’année prochaine, avant les Jeux olympiques de Tokyo, et offre un léger assouplissement des restrictions actuelles sur les véhicules autonomes.

Il y a eu peu de détails officiels immédiats sur les nouvelles règles, mais l’agence de presse Jiji a déclaré qu’elles entreraient en vigueur en mai et ne s’appliqueraient qu’à des circonstances limitées, notamment les embouteillages sur une autoroute.

Il permettrait aux conducteurs dans ces situations d’utiliser un smartphone au volant de leur véhicule, à condition qu’ils soient capables de passer immédiatement à la conduite manuelle en cas d’urgence, selon l’agence.

Il n’y a pas de formulation spécifique dans la législation japonaise existante ou dans la nouvelle loi qui interdit de lire, d’utiliser un ordinateur portable ou de manger en conduisant, ce qui signifie que les conducteurs de voitures autonomes pourraient s’asseoir avec un livre et leur déjeuner s’ils se retrouvent coincés dans la circulation.

Bien que la nouvelle législation assouplisse les restrictions, elle laisse le Japon loin derrière d’autres pays, où les véhicules autonomes en covoiturage ont été utilisés dans des zones limitées.

L’automobile automobile est un secteur clé pour le développement de l’industrie automobile, mais il y a eu des revers récents, dont plusieurs accidents l’an dernier.

En 2018, Uber a temporairement suspendu son programme de covoiturage autonome après un accident qui a tué une femme dans l’État américain de l’Arizona. Il a ensuite relancé le programme, mais avec un conducteur au volant en tout temps.

La même année, le géant japonais de l’automobile Toyota a déclaré qu’il injecterait environ 500 millions de dollars dans Uber dans le cadre d’un accord pour travailler ensemble à la production en série de véhicules auto-propulsés.

En janvier, six entreprises japonaises, dont la compagnie nationale ANA, ont organisé conjointement une expérience de 10 jours avec un prototype de minibus autopropulsé à l’aéroport Haneda de Tokyo.

Le véhicule peut transporter un maximum de 10 personnes et navigue le long d’un itinéraire reliant deux terminaux à une vitesse allant jusqu’à 30 kilomètres (19 milles) à l’heure à l’aide de GPS et de marqueurs magnétiques sur la route.

Le Japon espère que les Jeux de 2020 seront l’occasion de présenter des projets technologiques de pointe dans le pays, mais le transport autonome est aussi un secteur important pour un pays qui souffre de pénuries de main-d’œuvre et d’une population vieillissante et en déclin.